Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay

  • Poche: 416 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (22 septembre 2010)
  • Prix : 7.10 €

Présentation de l’éditeur :

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit.
Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais. Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.

Mon avis :

Elle s’appelait Sarah, un des grands best-seller de la littérature contemporaine, de très bonnes impressions et critiques autant côté blogueurs que côté presses… Allons y ! 

Touché ! Coulé ! La sauce n’a pas pris avec moi.

Les différentes chroniques que j’ai lu nous promettent un récit émouvant sur la rafle du Vel d’Hiv. Je m’intéresse énormément à cette période de notre histoire, bien qu’elle soit sombre et j’étais donc très enthousiaste à l’idée de cette lecture. Je m’attendais à un roman historique pur et dur comme je les aime très bien documenté et allant jusqu’au bout du sujet (je n’avais pas lu la quatrième de cover… shame on me).

En fait, dans ce récit, on suit deux périples en parallèle :

Celui de Sarah, juive, déportée lors de cette nuit de juillet et surement amenée à une mort prochaine… J’ai bien aimé cette partie là, le côté historique m’a beaucoup plu. Mais, le périple de la petite fille m’a semblé par moment un peu facile tout de même… Sinon, c’est bien de vouloir faire un rappel dans les mémoires, à savoir que c’est la police FRANCAISE sur ordre du gouvernement de Vichy qui a arrêté tous ces juifs. Oui, ça, on nous le répète assez tout au long du roman, mais bon on sait jamais, des fois que vous auriez oublié entre temps… 

On suit aussi la vie en 2002 de Julia, américaine, qui est journaliste et doit faire un article sur la rafle.

La quatrième de couverture nous promet un noir et palpitant secret qui relirait apparemment la famille du mari de Julia et celle de Sarah. On le voit venir comme un éléphant rouge sur les Champs Elysée, et il apparaît bien fade…

Ça se laisse lire, un style banal, facile, ça passe tout seul, comme une lettre à la poste mais, aussitôt fini,  aussitôt oublié.

Ce qui m’a vraiment gâché la lecture, c’est la seconde moitié du roman. Adieu le côté historique, bonjour les problèmes de Julia, femme malheureuse internationale. A partir de là, on va avoir un radotage en règle des mêmes thèmes et réflexions, des faits faciles et prévisibles, des incohérences… Ce profil de Julia paraît complétement en décalage avec les horreurs qu’on nous a raconté à propos de Sarah… Sur cette fin de roman, je me suis un peu demandé à quoi tout cela rimait et où on allait. Personnellement : nulle part, je ne suis pas arrivé à destination.

Le but de ce roman pour moi est de faire vendre à coup de « Ehoh, viens par ici, tu vas voir, c’est un roman à la portée de tous sur des faits affreux ». Je trouve ça ignoble de traiter un sujet aussi important de cette manière là. Tout de suite, je ne comprends pas le comment du pourquoi du succès de ce roman. C’est peut-être moi qui suis passé à côté de quelque chose…

En conclusion, un roman de Hall de Gare relatant quelque peu les évenements de juillet 1942 mais surtout la vie d’une femme d’aujourd’hui qui semble la plus malheureuse du monde. Les problèmes de Julia, prennent totalement le pas sur le côté historique. Vite lu, vite oublié.

Note :  

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A propos Léo Elfique

Lecteur touche à tout de 16 ans.
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6 commentaires pour Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay

  1. Lyra Sullyvan dit :

    Hall de gare, même pas gare tout court 😛
    Bah, la romanciation aide souvent à faire passer la pilule pour ce genre d’évènement. Après je ne l’ai pas lu alors je ne peux pas franchement te dire, mais bon c’est comme ça parfois ça marche pas sur certaines personnes alors que ça cartonne chez d’autres. Au moins tu auras essayé et tu te seras fait ton propre avis. ^^

    • Léo Elfique dit :

      romanciation ? Quel beau mot ! 😛
      Nop, ça a pas marché, au contraire, j’ai trouvé au contraire horripilant la manière de « faire passer la pilule.

      J’aurais essayé, oui. Et j’encourage d’ailleurs les lecteurs à en faire autant, faut pas s’arrêter à mon avis non plus.

  2. Diabazo dit :

    Outch ! Pas essayé encore mais je pense que malgré cette chronique, j’irais me faire mon propre avis… 😉 ! En espérant que tu profites plus de ta prochaine lecture !

  3. Luthien dit :

    Oh dommage ! J’ai plusieurs livres de cette auteure dans ma PAL. J’aimerais d’abord commencer par lire celui-ci. ^^

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