L’art et la manière de George V. Higgins

  • Broché: 220 pages
  • Editeur : MICHEL LAFON (26 avril 2012)
  • Prix : 19.95 €

Présentation de l’éditeur :

Jackie Cogan, homme de main de la Mafia, est chargé d’enquêter sur un vol qui s’est déroulé lors d’un tournoi de poker clandestin. Dans un monde sans foi ni loi régi par les gangsters, il ne reculera devant rien et n’épargnera personne pour débusquer le coupable.
Avec un franc-parler sans égal, l’efficacité d’un homme d’affaires peu scrupuleux, un sens aigu des faiblesses humaines et un style aussi glacial que son regard, Cogan se lance à corps perdu dans sa quête. Dans le grand bazar des bas-fonds de Boston où prospèrent petites escroqueries en tout genre et violence animale, Cogan fait le ménage pour restaurer l’honneur de ses commanditaires.

Mon avis :

Première chose à savoir : je ne suis pas allé au bout de ce roman… Et j’avoue être extrêmement gêné car le livre en question est un partenariat et que par conséquent je suis tenu de faire un avis sur ce blog en bonne et due forme.

Tout d’abord et dès la première page, la lecture a été une véritable torture, personnellement. Je m’explique : l’auteur a voulu retranscrire la manière de parler des personnages et l’écriture en est très appauvrie. De plus, ces mêmes protagonistes s’expriment très mal. Autrement dit, on peut trouver des ajouts de particules en masse, une syntaxe rarement correcte et un rythme illisible… Moi qui aime les styles soignés et fluides…

Vous me direz : c’est uniquement dans les dialogues, tu as dû aimer le reste… Malheureusement, le récit est composé uniquement ou presque de dialogues qui parraissent très long à la lecture. En effet, quand vous avez lu quelques répliques de plusieurs pages, vous commencez à trouver le temps long… De plus, ça perd complétement le lecteur.

L’intrigue, s’il y en avait bien une, ne donne pas l’air d’avancer et paraît très difficile à suivre. Il en est de même pour les personnages.  Leur passé, présent et futur reste flou et on a du mal à s’y intéresser…

Donc, après une centaine de pages de dialogues dont on ne voit pas l’intérêt et qui paraissent hors sujet, on est lassé et complètement désespéré quant à l’idée de poursuivre notre lecture. J’ai donc arrêté…

Bien sûr, cet avis n’engage que moi et moi seul. C’est peut être moi qui suis passé à côté des idées, de l’intrigue et des personnages de l’auteur. Personnellement, je n’ai absolument pas été séduit par ce roman.

En tout cas, la couverture est très belle et encore plus quand on l’a sous les yeux. D’ailleurs, mon envie de lire ce récit est née grâce à elle…. Dommage que le contenu n’ait pas été à la hauteur.

Un remerciement aux éditions Michel Lafon pour leur confiance et leur partenariat.

 

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A propos Léo Elfique

Lecteur touche à tout de 16 ans.
Cet article a été publié dans Déception, Mes Chroniques littéraires, Polar, Thriller. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

9 commentaires pour L’art et la manière de George V. Higgins

  1. Lyra Sullyvan dit :

    Ça arrive, c’est pas grave ! ^^

  2. Pierre Bondil dit :

    Bonjour
    Je comprends tout à fait votre réaction mais ne peut y adhérer. Quand on lit des romans « policiers », on peut s’attendre à trouver, dans les dialogues, des fautes des syntaxe et de l’argot. Les personnages n’ont pas fait d’études supérieures, ce qui n’est d’ailleurs plus une garantie de beau langage aujourd’hui. G.V. Higgins a révolutionné les dialogues dans ce type de romans au début des années 1970. « Cogan’s Trade » date de 1974 et n’avait pas été traduit à ce jour. La sortie d’un film (« Cogan : La Mort en douce ») avec Brad Pitt n’est certainement pas étrangère à sa parution aujourd’hui. D’autre part, les dialogues « qui ne mènent nulle part » racontent l’histoire et demandent une attention de tous les instants. Puisqu’ils préparent délits et crimes, les protagonistes ne peuvent s’exprimer clairement. Et leur logique n’est souvent logique que pour eux. Il me semble évident que sans G.V. Higgins, « Pulp Fiction », avec ses dialogues déjantés, n’aurait pas existé. Il y a dans ce roman une intrigue, complexe, dont les éléments se mettent en place dans et par les dialogues. L’auteur regarde et écoute. Il ne juge pas, il n’intervient pas. (Higgins était avocat au pénal, il connaît bien ses »personnages »). Soyez rassuré quand même, certains sites américains expliquent que le roman est presque incompréhensible à première lecture. Je remercie les éditions Michel Lafon, et tout particulièrement Maëlle, Estelle et Sylvie qui ont suivi ce livre, d’avoir respecté les choix de l’auteur. D’autres auraient pu être tentés de récrire le livre pour en faire un objet directement et facilement consommable. Bonnes lectures.
    Cordialement
    Pierre Bondil, traducteur de « L’Art et la manière ».

    • Pierre Bondil dit :

      Oups ! Vous avez bien lu : « des fautes de syntaxe » !

    • Léo Elfique dit :

      Bonjour,

      Quand on lit des romans “policiers”, on peut s’attendre à trouver, dans les dialogues, des fautes des syntaxe et de l’argot.

      Entiérement d’accord avec vous ! J’ai adoré « Le Livre sans nom » et, je ne sais pas si vous l’avez lu, mais il est bourré de langage familier… Mais cela passe très bien et l’ensemble est très fluide. Là j’étais perdu, et comme je le disais, c’était lourd et long. C’est bien sûr une impression personnelle.

      G.V. Higgins a révolutionné les dialogues dans ce type de romans au début des années 1970. “Cogan’s Trade” date de 1974 et n’avait pas été traduit à ce jour. La sortie d’un film (“Cogan : La Mort en douce”) avec Brad Pitt n’est certainement pas étrangère à sa parution aujourd’hui. D’autre part, les dialogues “qui ne mènent nulle part” racontent l’histoire et demandent une attention de tous les instants. Puisqu’ils préparent délits et crimes, les protagonistes ne peuvent s’exprimer clairement. Et leur logique n’est souvent logique que pour eux. Il me semble évident que sans G.V. Higgins, “Pulp Fiction”, avec ses dialogues déjantés, n’aurait pas existé.

      Je ne doute pas qui les ait révolutionnés, mais je n’ai pas adhéré à cette innovation, malheureusement. Comme je l’ai dit dans mon article, je n’ai surement pas compris et je n’ai surement pas eu l’attention nécessaire pour rentrer dans le livre et je suis peut être passé à côté de quelque chose, mais voilà mon ressenti.
      J’adore Tarantino cependant ! 😀

      Il y a dans ce roman une intrigue, complexe, dont les éléments se mettent en place dans et par les dialogues. L’auteur regarde et écoute. Il ne juge pas, il n’intervient pas. (Higgins était avocat au pénal, il connaît bien ses ”personnages”). Soyez rassuré quand même, certains sites américains expliquent que le roman est presque incompréhensible à première lecture.

      Ah, d’où l’idée des dialogues… Tout s’explique. Comme dit plus haut, je n’ai pas adhéré, mais cela ne tient qu’à moi.
      J’essaierais peut-être de le relire, un jour, plus tard, quand je serais un peu plus âgé.

      Je remercie les éditions Michel Lafon, et tout particulièrement Maëlle, Estelle et Sylvie qui ont suivi ce livre, d’avoir respecté les choix de l’auteur. D’autres auraient pu être tentés de récrire le livre pour en faire un objet directement et facilement consommable.

      Un bon point pour Michel Lafon !

  3. argali2 dit :

    Rassure toi, je partage ton avis. J’ai eu beaucoup de mal à aller au bout de ce roman, pour les mêmes raisons que toi.

  4. argali2 dit :

    OUps, j’ai posté ma réponse au mauvais endroit (plus haut)

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