Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys

  • Broché: 432 pages
  • Editeur : Gallimard jeunesse (13 octobre 2011)
  • Collection : Scripto
  • Prix : 14 €

Présentation de l’éditeur :

Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique.
Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.

Mon  avis :

On connait tous les camps de concentration Nazis et toutes les abominations dont ont été victime les juifs. On connait moins, en revanche, la déportation faite par les soviétiques sous Staline. On se rend compte qu’elle a été tout aussi dure. La pression psychologique, le passage à tabac, l’humiliation, les injustices, les conditions déplorables… Tout y est ! Dans ce roman, ce sont les Pays Baltes qui sont touchés par cette discrimination. Le régime stalinien accuse une certaine partie de la population d’être antisoviétique. Pour cela,  de nombreuses familles vont connaître la souffrance et la douleur. C’est ce que l’auteure nous propose de découvrir étant la fille d’un réfugié Lituanien.

Plus qu’une simple fiction, c’est un réel récit historique. En effet, l’auteure a contacté d’anciens déportés pour recueillir leurs témoignages et s’est inspirée de ces derniers pour écrire ce récit. Il y a donc eu un vrai travail de recherche et de documentation.

On pourrait reprocher à la plume de l’auteure (ou à la traductrice…) d’être trop sobre et de ne pas faire assez passer les émotions. Mais les abominations rapportées dans ce roman sont tellement choquantes, touchantes et marquantes qu’une écriture tout en émotion serait peut être inutile et trop éprouvante pour le lecteur. 

Une fois commencé, on ne peut plus lâcher ce livre bouleversant. On est tenu en haleine par l’enchaînement rapide des actions dont on est un témoin privilégié. Un vrai bijou de la littérature jeunesse ! 

En conclusion, un livre à lire et à faire lire pour ne pas oublier. Un roman pour la mémoire des peuples victimes des régimes totalitaires.

Note:

Pour ceux qui ont lu Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre et qui ont aimé, je vous conseille vivement Le temps des miracles de Anne-Laure Bondoux qui est tout simplement génial !


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A propos Léo Elfique

Lecteur touche à tout de 16 ans.
Cet article a été publié dans Génial !, Jeunesse, Mes Chroniques littéraires. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

7 commentaires pour Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys

  1. Ayma dit :

    C’est une période que j’aime particulièrement malgré les horreurs qui font parfois trembler ! Il y a un autre aspect de la fin de la guerre qui est tout aussi tragique et honteux. Il s’agit de la réaction des résistants envers les femmes et hommes collabo. Ils reproduisent ce qu’ils reprochent aux allemands, ça fait flipper. C’est ce que j’appelle « les français font la guerre aux français ».

    Très bel article, en tout cas 😉

    • Léo Elfique dit :

      Pareil ! J’adore cette période 🙂

      Ah ouais ? On peut s’en douter mais à ce point… Je ne savais pas… Tu connais des ouvrages qui font référence à ça ? 🙂

      Merci 🙂

      • Ayma dit :

        Si tu n’as pas lu, je te conseille la saga de Régine Deforges, La bicyclette bleue, notamment, les 4 premiers tomes qui se passent, respectivement, au début de la guerre, pendant la guerre, à la fin de la guerre et la libération et enfin la libération et le départ définitif des allemands. Les autres tomes sont axés sur d’autres périodes de l’Histoire de France :p

        Dis-moi si tu décides de les lire 😀

      • Léo Elfique dit :

        Merci du conseil 🙂

  2. Luthien dit :

    Je vois ce livre sur quelques blogs et ta chronique me donne encore plus envie de le lire. 🙂

  3. totorotsukino dit :

    je partage complètement ton avis!

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